Soirée Musicale du 5 août 2011

 

Le 5 août 2011 une soirée Musicale a été organisée par l'association
Après une visite commentée de l'église organisée par le Pays d'Art et d'Histoire Vézère Ardoise
environ 200 personnes ont rempli l'église pour assister au concert du "Duo Sostenuto" suivi d'un apéritif dans le jardin auprès de l'église
Ensuite le dîner sur la place du village, dans l'ancienne forge, a réuni 90 personnes.
« Invitation au Voyage de l'Europe à l'Amérique Latine »
Récital du merveilleux et enchanteur " Duo Sostenuto "
Marie-Laure BOUILLON : Flûte Traversière
Benoît ROULLAND : Guitare
"Un duo époustouflant, étourdissant de virtuosité, un extraordinaire talent, un duo plein d'énergie,deux grands artistes, une extrême sensibilité, un dialogue musical riche et coloré, un moment de grand art, riche en émotions, une soirée merveilleuse, un pur moment de bonheur, un enchantement, un émerveillement ..." Ce sont les termes qui reviennent le plus souvent pour qualifier le DUO SOSTENUTO et ses concerts.


Le Concert
 
L'apéritif
 
Le dîner
 
L'allocution de notre président Jean Pouget

L’Eglise primitive  aurait été construite au XII-XIII siècle sous l‘égide du Couvent Notre Dame du Glandier, la fameuse Chartreuse située à quelques Km d’ici. Le cartulaire de cette abbaye mentionne le nom d’un curé d’Orgnac nommé Gautier en 1221 ! On peut imaginer qu’Orgnac, qui s’appelait avant Orniat les Glandiers, devait constituer une étape sur le chemin du vin entre la Chartreuse et les vignobles du Bas Limousin tels que les coteaux de Sajueix ou de Vertougit !
Au cours de la seconde moitié du XIV siècle, la guerre de Cent Ans fait rage dans la région, le Château de Comborn est détruit en 1348 , la Chartreuse du Glandier est saccagée à plusieurs reprises ; il est vraisemblable que l’église d’Orgnac ait subi le même sort. Le pape Innocent VI, originaire de la commune voisine de Beyssac, règne à cette époque en Avignon (1352-1362)
Au XV siècle, la Chartreuse est reconstruite, certainement aussi l’église d’Orgnac comme en témoigne la chapelle Nord (à votre gauche) avec  sa baie de style gothique flamboyant et sa double croisée d’ogive dont les deux clés portent les armes des Comborn mais également des Latour de Pompadour qui viennent d’hériter des biens des COMBORN dont le château a été détruit en 1513.
Les Guerres de Religions, dans la deuxième moitié du XVI siècle, entre 1550 et 1600, apportent une période très troublée avec un nouveau saccage de la Chartreuse du Glandier, et certainement quelques dommages à l’Eglise d’Orgnac.
Une ère de paix et de sécurité relative va ensuite régner durant deux siècles, jusqu’à la Révolution. En 1670, un état des paroisses de l’Election de Brive souligne qu’à Orgnac « Les Pères du Glandier sont les Seigneurs du Bourg, le curé s’appelle Mr MAILLARD, il est de Tulle, brave homme, sert bien sa paroisse, a une église bien tenue, un vicaire qui est un brave homme. Les habitants travaillent à la terre, il y en a beaucoup qui s’en vont travailler aux tuileries et aux maçons du Berry et quand ils ont gagné quelque chose, ils s’en retournent » C’est à ce moment là que l’église a pris sa structure définitive avec la construction de la Chapelle Sud (1675 sur le pilier), les peintures murales visibles dans le chœur sont ensuite recouvertes par le retable et le superbe tableau de la Résurrection, actuellement dans la nef.
A partir de la Révolution, la paroisse d’Orgnac qui depuis son origine dépendait de la Chartreuse du Glandier et de l’Evéché  de Limoges, intègre le diocèse de Tulle.
            Au XIX siècle, l’église est entretenue et embellie selon les goûts de cette époque.
Plus récemment, dans les années 1960-1970, des travaux importants de restauration de l’intérieur, (décapage des murs) mais aussi de l’extérieur, sont entrepris par la municipalité, avec une mobilisation très forte de la population. Ce sont les dernières générations d’une société rurale séculaire représentant la quasi totalité de la population de la commune qui comptait encore 700 habitants ; il y avait à Orgnac plus de 1200 habitants en 1900, au début du XXème siècle.
L’histoire de l’église montre, depuis un millénaire, les apports successifs des générations passées. Elles se sont adaptées aux styles de leur époque en profitant des moments favorables  pour entretenir, embellir et parfois reconstruire ce que les violences et les guerres avaient détruit.
Et maintenant ? va t-on se contenter d’entretenir le patrimoine en l’état, ce qui n’est pas mal, et déjà bien difficile voire impossible pour une commune qui ne compte que un peu plus de 300 habitants avec des ressources bien limitées.
Va t-on laisser l’église devenir un musée, qui risque à la longue de devenir poussiéreux ?
Non, nous pensons qu’il faut, non seulement l‘entretenir, mais l’embellir pour la faire vivre, certes d’une façon différente des siècles passés. Elle doit continuer à être un lieu de culte agréable, favorable à la  prière, c’est sa fonction première,  tout en restant aussi un lieu de mémoire pour l’ensemble des habitants ; avec le Château de Comborn, elle est le plus ancien édifice de notre commune.
Il faut qu’elle soit belle, ouverte à tous ; qu’elle soit un symbole de tolérance, un havre de paix et de recueillement pour tous, randonneurs ou autres visiteurs occasionnels ou plus réguliers. Qu’elle soit aussi un lieu où l’on a plaisir à se retrouver à l’occasion de concerts comme ce soir.

Pratiquement, que faire et comment faire ?.
L’église n’est pas classée monument historique mais la plus grande partie du mobilier est inscrite au titre des monuments historiques : retable, tableaux, bustes reliquaires, croix de procession, autel, etc
Outre les travaux d’entretien courant, largement pris en charge par la municipalité (toiture, réfection de la sacristie, etc) les travaux d’importance à entreprendre se réfèrent pour l’essentiel à l’intérieur de l’église avec schématiquement, deux grands chantiers :
- Le premier concerne le traitement des vitrages, notamment de la grande baie axiale que l’on ne peut laisser en l’état ; un projet de commande publique pour une œuvre contemporaine est en cours de discussion avec les organismes compétents et bailleurs de fonds (Conseil Général de la Corrèze, Direction Régionale des Affaires Culturelles du Limousin (Ministère de la Culture), Fondation du Patrimoine en Limousin, etc
- En second lieu, un ensemble de travaux importants d’aménagement concernent, l’éclairage, le chauffage, la remise en état du plafond, les portes, etc.
Il s’agit d’une œuvre de longue haleine qui nécessite une programmation précise des travaux pour étudier ce qu’il convient de faire, pour en évaluer les coûts , trouver les financements, tout en sachant clairement que les finances de la commune ne peuvent supporter de telles dépenses.
Notre association, se doit, non seulement d’aider la municipalité à la mise en œuvre de cette programmation, mais aussi, et je dirais surtout, apporter une contribution financière significative.
C’est tout l’enjeu et le défi que nous nous sommes fixés